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LES SERVICES DE SANTE

Toutefois, force est de reconnaître que malgré les efforts consentis par le Gouvernement et ses partenaires, l’utilisation des services de santé demeurent un problème réel au Mali. Les indicateurs de la SR quoique ayant positivement évolués, restent particulièrement bas malgré les efforts fort louables déjà déployés, en effet, l’enquête démographique et de santé (EDSM IV en 2006), rapporte des indicateurs encore faibles. La prévalence contraceptive est de 7% alors que les besoins non satisfaits sont à 31%. On estime que près d’un tiers des femmes en union, ont des besoins non satisfaits en matière de planification familiale. Par ailleurs, la disponibilité et l’utilisation des services sont très faibles.

  •       DEFIS : POPULATION ET SANTE

Malgré les efforts du gouvernement il persiste des défis parmi lesquels :

  • L’insuffisance des ressources allouées à la PNP en général et à la structure de coordination en particulier ;
  • L’insuffisance d’ancrage sectoriel entre les différents départements et de coordination des interventions en matière de population. Les activités en matière de population, de planification familiale et de santé de la reproduction sont éparpillées et relativement discrètes. Bien que les intervenants sur ces questions soient nombreux, leurs actions sont d’importances variables et finalement peu visibles. Les activités se font au gré des financements, extérieurs le plus souvent, et s’inscrivent rarement dans la durée. On se trouve donc dans une logique de morcellement et de « démarrage-arrêt ». On constate la prise en compte insuffisante des aspects démographiques dans les politiques sectorielles ;
  • L'insuffisance de couverture en infrastructures socio sanitaires, dotées de moyens adéquats ;
  • La faible accessibilité aux services de santé de qualité ;
  • L'insuffisance d'accès aux médicaments essentiels y compris les contraceptifs ;
  • L’inadéquation de la gestion des ressources humaines et son insuffisance à couvrir les besoins ;
  • Des pratiques socioculturelles et des comportements néfastes à la santé des groupes vulnérables font que le problème demeure et constitue un handicap à la promotion de la santé sexuelle des adolescents et des jeunes (filles et garçons). Le changement de comportement étant tributaire de la pratique culturelle séculaire, il importe de persévérer dans cette lancée à pouvoir sensibiliser, donner la bonne information à travers des actions et stratégies pragmatiques tout en associant les acteurs et leur environnement ;
  • L’insuffisance notoire de l’implication de la société civile ;
  • La faible prévalence contraceptive, surtout entretenue par les pesanteurs socioculturelles ;
  • Le taux élevé de mortalité maternelle ;
  • Le taux élevé de mortalité infanto – juvénile ;
  • Le pourcentage élevé des femmes ayant des besoins non satisfaits en Planification familiale ;
  • Le manque d’harmonisation des interventions en ce qui concerne les méthodes contraceptives de longue durée (grande disparité dans les prix à la cession) ;
  • L’insuffisance de personnel qualifié surtout en milieu rural ;
  • La faible implication des hommes dans la planification familiale ;
  • Insuffisance d’informations adéquates pour l’accès à la PF/SR ;
  • Accès limité des populations rurales et des jeunes aux services de PF/SR ;
  • Insuffisance de compétence des prestataires à offrir des services de PF/SR de qualité ; 
  • Insuffisance de compréhension de certains décideurs des liens existants entre le développement et les besoins non satisfaits ;
  • Mauvaise interprétation de la PF/SR par certain religieux (pesanteurs socio culturelles) ;
  • Non respect du schéma directeur pour approvisionnement en médicaments essentiels y compris les produits contraceptifs ;
  • Le faible niveau d’enregistrement des données statistiques de l’utilisation des services PF/SR ;
  • L’utilisation clandestine des produits contraceptifs par certaines femmes et l’existence de prestataires informels et ambulants ;
  • Le caractère bénévole de l’activité des relais et pairs éducateurs ;
  • La non disponibilité de support IEC et parfois de salle de counselling ;

           ACTIONS A ENTREPRENDRE :

La mise en place d’un système de coordination et de concertation de tous les intervenants est nécessaire à tous les niveaux.

Des efforts importants sont nécessaires pour atteindre les objectifs que le pays s’est fixé en matière de réduction de la fécondité. L’effort sur la variable démographique devra être multisectoriel, car les questions de population sont transversales.

Des actions spécifiques seront menées pour relever les défis à savoir :

  • la scolarisation des filles,
  • les questions de genre,
  • la disponibilité des produits SR,
  • le passage à l’échelle des programmes de distribution à base communautaire des contraceptifs
  • et l’offre des services par les équipes mobiles au niveau des zones d’accès difficiles.

                       

La maîtrise de la croissance de la population nécessite l’élaboration d’un plan d’action national qui pourrait se focaliser sur les axes suivants :

  • définir une stratégie multisectorielle ;
  • assurer un engagement politique fort et identifier les acteurs-clés et les leaders qui pourront avancer la stratégie ;
  • coordonner le soutien des partenaires techniques et financiers (PTF) ;
  • améliorer le système d’information ;
  • Le renforcement de la mise en œuvre d’un plan de contraception sécurisée ;
  • L’implication effective des Leaders Religieux, Communautaires et des Jeunes ;
  • Le renforcement de la Communication pour le Changement de Comportement (CCC) en PF/SR ;
  • La formation et le recyclage des prestataires à l’offre des méthodes de longue durée (DIU, IMPLANTS) ;
  • L’utilisation des modèles de plaidoyer pour l’analyse de la population et son impact sur le développement ;
  • L’augmentation des services d’offre de services aux jeunes (espaces de jeunes, centres d’écoute, les usines, les bars, distributeurs de condoms, mamans lumières etc.) ;
  • L’amélioration de l’offre dans les structures de santé Soins Après Avortement (SAA) et dans les centres de Jeunes ;
  • L’amélioration du système de collecte des données PF/SR ;
  • La diffusion et la dissémination des modèles de plaidoyer sur la PF/SR ;
  • Maintien de l’engouement du gouvernement en faveur de la PF/SR ;
  • Mise en place des stratégies appropriées pour la disponibilité et l’accessibilité à des services de PF/SR à tous les niveaux ;

Le renforcement des interventions de la société civile dans les actions de développement d’une stratégie clé pour réduire la mortalité maternelle et néonatale.